Impact du pH du sol sur la flore adventice associée à la culture de haricot commun (Phaseolus vulgaris L.) cultivée dans l’hinterland de Lubumbashi, RD Congo
Les mauvaises herbes dans nos cultures constituent une contrainte pour les paysans, lesquels dans la mesure du possible conjuguent beaucoup d'efforts afin de les éradiquer. Outre cet aspect de nuisance, les mauvaises herbes pourraient aussi être utilisées pour la prédiction de la fertilité du sol. C'est ainsi qu'une étude d'inventaire floristique a été menée successivement dans 12 champs de l'hinterland de Lubumbashi repartis sur 2axes routiers : Kasumbalesa et Kipushi. Des échantillons de sols ont été collectés au sein des quadras placés aléatoirement dans les champs puis analysés au laboratoire en vue de dégager le pH. Les analyses multi variées (A.C.P) ont permis d'établir une corrélation significative et positive entre variables étudiées ce qui expliquerait l'envahissement de la culture de haricot commun malgré les interventions de sarclages. 24 espèces regroupées en 7 familles et 5 types biologiques dont : les thérophytes 66,66% , Géophytes 12,5% , Chamaephytes et Hémi cryptophytes 8,33% enfin les Nanophanérophytes 4,16% se sont révélés tolérantes face aux pH analysés (4,9-6,77) avec (5,83) comme valeur moyenne ce qui permet aux paysans d'avoir des informations non seulement en rapport avec les différents types biologiques définis ,mais aussi sur la distribution des adventices par rapport au pH du sol en vue d'assurer une bonne conduite de la culture par une gestion réussie de l'enherbement.