From the Field L’Initiative Éthiopienne pour un Héritage Vert entreprend des restaurations paysagères exemplaires : preuves issues des zones de Gurage et Wolaita en Éthiopie

The Ethiopia Green Legacy Initiative embarks exemplary landscape restorations - Evidence from the Gurage and Wolaita Zones of Ethiopia

La dégradation des terres constitue un grave problème environnemental observé dans plusieurs régions d’Éthiopie, et des efforts de réhabilitation sont menés depuis les années 1970. L’engagement fort du gouvernement éthiopien, des citoyen·ne·s et des partenaires au développement vise à accroître la couverture végétale, restaurer les paysages dégradés, renforcer la biodiversité et améliorer la sécurité alimentaire à travers divers programmes tels que la Gestion durable des terres (SLM), l’Économie verte résiliente au climat (CRGE) et l’Initiative pour un Héritage Vert (GLI). Ces initiatives ont généré des impacts significatifs.

Le projet « Déployer la diversité pour la résilience et les moyens de subsistance » a documenté une histoire de réussite en matière de restauration des terres dégradées dans le cadre de l’Initiative pour un Héritage Vert (GLI), à travers des interventions menées dans le district d’Ezja, dans la zone de Gurage, au centre de l’Éthiopie, ainsi que dans les districts de Humbo et Boloso Sore, dans la zone de Wolaita, au sud du pays. Les travaux réalisés dans ces districts ont grandement contribué à la restauration de paysages fortement dégradés, grâce à diverses mesures de conservation des sols et de l’eau, à la gestion des ravins et à des campagnes de plantation d’arbres.

La GLI a été mise en œuvre de manière efficace dans les districts concernés au cours des dernières années, aboutissant à une réhabilitation réussie de terres autrefois totalement dénudées et dégradées. Aujourd’hui, la restauration et la réhabilitation des terres font partie intégrante de la planification annuelle du développement à différents niveaux en Éthiopie. Un tel engagement persistant et continu, tant au niveau fédéral que régional, a permis d’enregistrer des avancées prometteuses dans la restauration et la réhabilitation des paysages dégradés, contribuant à une Éthiopie plus verte et à la lutte contre les effets du changement climatique, tant à l’échelle nationale qu’au-delà.

Cet article met en lumière une histoire de réussite inspirante provenant des zones de Gurage et de Wolaita, en Éthiopie, où les interventions de la GLI ont eu un impact remarquable dans l’inversion de la dégradation des paysages.

1. La crise environnementale fondamentale et silencieuse en Éthiopie : la dégradation des terres

La dégradation des terres est définie comme un déclin temporaire ou permanent de la productivité des terres et de leurs écosystèmes (Hurni et al., 2010 ; Asnake, 2024). La plupart des paysages montagneux d'Éthiopie sont cultivés depuis des décennies sans que des mesures de conservation des sols et de l'eau soient prises pour minimiser l'érosion des sols. Chaque année, 200 à 300 t ha-1 de sol, ce qui équivaut à une profondeur de 8 mm, s'érodent des terres agricoles (Tilahun et al., 2018). En outre, la déforestation entraîne une érosion du sol de 220 t ha-1 par an en moyenne (Tamene et al., 2022), en fonction de l'intensité des précipitations et des types d'utilisation des terres. L'érosion des sols a entraîné une grave dégradation des terres, de l'eau, des forêts, des pâturages et des ressources fauniques, qui dépendent les uns des autres et se soutiennent mutuellement (Wasie, 2020). Par conséquent, l'érosion des sols par l'eau a affecté environ 50 % des hautes terres éthiopiennes (Asfaw et Neka, 2017 ; Ebabu et al., 2019) ; et en moyenne 23 % de la masse terrestre totale (253 000 km2) du pays au cours des 30 dernières années (Solomon et al., 2024). L'érosion physique des sols entraîne en outre un appauvrissement significatif des nutriments, dont les quantités varient en fonction de la topographie, de l'utilisation des terres, du type de sol et de l'intensité des précipitations (Assaye et al., 2025), ce qui menace la production de biomasse, vitale pour la production de denrées alimentaires et d'aliments pour animaux, le flux énergétique et d'autres services écosystémiques (Wasie, 2020). Pour inverser les effets négatifs de la dégradation des terres, l'Éthiopie est déterminée à s'attaquer à ce problème critique en développant diverses stratégies instrumentales telles que la gestion durable des terres (SLM) - lancée en 2008 pour améliorer la productivité agricole et réduire la dégradation des terres - , l'économie verte résistante au climat (CRGE) - lancée en 2011 pour construire une économie à revenu intermédiaire neutre en carbone et résistante au climat par la promotion de la gestion durable des terres - et l'initiative Green Legacy (GLI) qui a été lancée en 2019 pour augmenter la couverture verte du pays, réduire les émissions de gaz à effet de serre et restaurer un volume important de terres dégradées. Les valeurs fondamentales de toutes ces stratégies comprennent l'augmentation de la productivité agricole, l'inversion de la dégradation des terres, l'atténuation du changement climatique et l'adaptation à celui-ci et, par conséquent, une croissance économique durable.

2. L’Initiative éthiopienne pour un Héritage Vert (GLI)

Lancée en 2019, l’Initiative éthiopienne pour un Héritage Vert (GLI) est une campagne de plantation de plusieurs milliards d’arbres, mobilisant des millions de personnes. La restauration des paysages dégradés et la prévention de nouvelles dégradations des terres comptent parmi les principaux résultats de cette initiative. À travers cette action, la GLI visait à relever de multiples défis environnementaux, notamment la restauration des ressources naturelles surexploitées et dégradées telles que les forêts, les sols de surface et les eaux, la lutte contre la désertification, et l’amélioration des services écosystémiques aux niveaux national et local.

L’objectif fixé était de restaurer 22 millions d’hectares de terres et forêts dégradées, et ainsi de capter jusqu’à 297 millions de tonnes de CO₂ équivalent d’ici 2030 (MEFCC, 2018 ; EEA, 2023). Au cours des six dernières années, plus de 40 milliards de semis ont été plantés (ENA, 2024) et, avec un taux de survie de 85 % (ENA, 2023), plus de 34 milliards de plants survivent aujourd’hui à travers divers paysages, dont la majorité sont des zones dégradées.

La protection des zones de plantation issues de la GLI a favorisé la régénération naturelle de nombreuses espèces végétales (Mengistu et al., 2025), ce qui a permis d’augmenter le couvert forestier à environ 23,6 % en 2024 (FBC, 2024 ; ENA, 2024).

3. Réaliser la vision verte : Exemples de réussite en matière de restauration sur les sites de la GLI

L'impact profond de la GLI est démontré de la manière la plus éclatante dans les communautés qui l'ont adoptée avec enthousiasme. Des six régions d'Éthiopie où nous avons échantillonné des sites GLI pour le projet GCBC "Déployer la diversité pour la résilience et les moyens de subsistance", nous partageons maintenant des histoires de réussite convaincantes de la zone Gurage de la région centrale de l'Éthiopie et de la zone Wolaita de la région du sud de l'Éthiopie.

3.1. Le cas du district d'Ezja dans la zone de Gurage : Une restauration remarquable des terres

Avant l’intervention de la GLI, le district d’Ezja, dans la zone de Gurage au centre de l’Éthiopie, représentait un exemple frappant de dégradation sévère des terres, marqué par une érosion intense des sols et des paysages totalement dénudés dans certaines zones (Fig. 1). La dégradation des terres et l’épuisement des forêts naturelles dans cette région rendaient l’agriculture non durable et menaçaient les communautés ainsi que les écosystèmes (Nekir et al., 2024). Il ne s’agissait pas seulement d’une perte de couverture végétale, mais aussi d’une baisse de la productivité agricole, exposant les populations locales à une plus grande vulnérabilité face aux aléas environnementaux.

Grâce aux différents programmes de restauration, et en particulier à la GLI, la situation a radicalement changé. Les terres autrefois dégradées font aujourd’hui l’objet d’une restauration efficace, et la dégradation est en voie d’être stoppée dans la plupart des cas. La communauté locale a pris conscience de l’impact positif de la GLI dans la reconquête des terres dégradées et la réhabilitation des écosystèmes disparus. Elle participe activement à diverses activités de la GLI, telles que l’entretien des paysages dégradés, la construction de micro-bassins dans les ravins et sur les pentes abruptes, soutenus biologiquement par des plantes vivantes à usages multiples (Fig. 2).

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Figure 1. Conversion progressive de paysages dégradés en terres forestières grâce à la réhabilitation par étapes des ravins et des pentes, ainsi qu’à la plantation de jeunes plants d’arbres. Neshe Kebele, district d’Ezja, zone de Gurage.

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Figure 2. Augmentation progressive de la couverture végétale sur des paysages auparavant dégradés dans différents kebeles du district d’Ezja, zone de Gurage.

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Mme Remla Hasen, responsable de l’environnement et de la biodiversité de la zone (communication personnelle), a été témoin de la forte motivation de la communauté à réhabiliter les paysages dégradés. Elle indique que la population locale participe activement aux travaux de conservation des sols et de l’eau pendant la saison sèche, ainsi qu’à la plantation de jeunes plants pendant la saison des pluies, sur les structures physiques préalablement préparées. Les élèves des écoles et les agents de l’administration locale sont également des participant·e·s engagé·e·s, transmettant ainsi la culture de la protection de l’environnement à la jeune génération. Une telle participation de tous les segments de la société garantit la durabilité des actions. Elle ajoute : « il ne s’agit pas seulement de planter des jeunes plants, mais aussi d’en prendre soin pour augmenter leur chance de survie – c’est la responsabilité de toutes et tous, et c’est pourquoi notre taux de réussite est très élevé dans le district ».

Cet engagement collectif a produit des résultats impressionnants : des paysages autrefois érodés sont aujourd’hui recouverts d’une végétation verte et florissante (à la fois par plantation et régénération naturelle), les ressources en eau se reconstituent, et la verdure du paysage s’est nettement améliorée. En Éthiopie centrale, où se situe la zone de Gurage, environ 611 385,4 hectares (soit 39,67 %) de terres sont fortement susceptibles à la dégradation et en subissent déjà les effets, en raison de pentes abruptes allant de 5 à 68 degrés (EPA, 2024). La GLI est devenue une pratique culturelle valorisée, y compris parmi les membres de la communauté vivant en ville. Maintenir cette dynamique est essentiel pour pérenniser la pratique elle-même et ses impacts.

3.2. Le cas des districts de Humbo et Boloso Sore dans la zone de Wolaita : Là où la relance de la réhabilitation a été constatée

La zone de Wolaita est l’une des zones les plus densément peuplées d’Éthiopie, avec une densité de 385 habitant·e·s par km² (CSA, 2010), où la population dépend directement des ressources naturelles pour ses moyens de subsistance. Au fil des années, une utilisation non planifiée et non durable des terres a conduit à une dégradation importante des ressources naturelles et à une baisse de la productivité des sols. Toutes les formes de terres, y compris les collines et les montagnes, ont été converties en terres agricoles (Pound et Jonfa, 2005) pour répondre à la demande alimentaire croissante de la population. Toutefois, cette pratique a exposé le secteur agricole, les forêts et d’autres formes d’utilisation des terres à une dégradation sévère, entraînant une réduction de la fertilité des sols et donc une baisse de la productivité agricole.

Les stratégies mises en œuvre dans la zone de Wolaita, en particulier la Gestion durable des terres (SLM) et l’Initiative pour un Héritage Vert (GLI), ont joué un rôle clé dans l’inversion du processus de dégradation des terres, grâce à la mobilisation des communautés, comme cela a été observé dans la zone de Gurage. Les interventions de la SLM ont entraîné une amélioration de la couverture végétale et la réhabilitation des terres dégradées (Assefa et al., 2021). En s’appuyant sur les connaissances acquises à travers la SLM et les orientations actuelles de la GLI, les communautés de plusieurs districts de la zone de Wolaita s’efforcent de restaurer leurs paysages dégradés à l’aide de diverses techniques (Fig. 3 à 5). Toutes les approches utilisées visent la conservation des sols et de l’eau, la réhabilitation des ravins, ainsi que l’amélioration de la couverture végétale et de la biodiversité.

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Figure 3. Une structure de CES d'un an soutenue par la plantation de semis sélectionnés dans le paysage très dégradé de Kodo Qanqo Kebele, district de Humbo de la zone de Wolaita

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.Figure 4. Fossés en demi-lune intensifs construits pour conserver le sol et l’eau dans un paysage fortement dégradé du kebele de Metela Embecho, district de Boloso Sorie, zone de Wolaita.

Ces micro-bassins en forme de demi-lune sont une technique de collecte des eaux principalement utilisée pour la conservation des sols et de l’eau dans les régions arides et semi-arides. Ils permettent de ralentir et de retenir les eaux de ruissellement, favorisant ainsi leur infiltration dans le sol. Cela améliore la disponibilité en eau pour les plantes et réduit l’érosion des sols. Avec le temps, cette technique contribue à restaurer les ressources en sol et en eau de la zone, entraînant une amélioration de la productivité des terres.

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Figure 5. Vue des micro-barrages construits pour la réhabilitation des ravins dans le kebele de Kodo Qanqo, district de Humbo (A&B), et dans le kebele de Metela Embecho, district de Boloso Sorie (C&D).

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Les efforts déployés pour transformer des terres nues et dégradées en zones vertes et productives ne sont ni faciles ni simples, et méritent d’être largement reconnus et valorisés. La transformation est véritablement remarquable : des ravins en cours de réhabilitation active (Fig. 6), des paysages autrefois nus désormais recouverts de végétation vivante, avec une biodiversité florissante composée de graminées, d’herbacées, d’arbustes et d’arbres là où presque rien ne poussait auparavant — tout cela illustre l’impact durable de l’initiative (Fig. 7), un signe fort de régénération.

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Figure 6. Ravins sévèrement érodés en cours de réhabilitation dans le kebele de Kodo Qanqo, district de Humbo (A), et dans le kebele de Metela Embecho, district de Boloso Sore (B), zone de Wolaita.

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L’objectif 2 de la Convention sur la diversité biologique (CDB) concernant la restauration, connu sous le nom de « 30 pour 30 », prévoit que les pays membres contribuent aux efforts de restauration des écosystèmes. Dans ce cadre, l’Éthiopie s’est engagée à restaurer 22 millions d’hectares de terres dégradées d’ici à 2030. Selon la FAO (2023), environ 15 millions d’hectares ont déjà été restaurés grâce à des efforts de reforestation et d’afforestation, avec un impact positif direct sur la productivité agricole, y compris la production fruitière.

Cependant, comme plus de 85 % des terres du pays sont soumises à divers degrés de dégradation (Gashu et Muchie, 2018), des efforts importants restent encore nécessaires pour atteindre les objectifs fixés.

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Figure 7. Réhabilitation et couverture végétale de terres précédemment dégradées après les interventions GLI Kodo Qanqo kebele du district de Humbo (A), et Metela Embecho (B & C) Kebele du district de Boloso Sore, zone de Wolaita.

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Les agriculteur·rice·s des zones de Gurage et de Wolaita sont désormais bien conscient·e·s des effets positifs de l’Initiative pour un Héritage Vert (GLI) et ont développé des compétences techniques dans diverses pratiques de conservation des sols et de l’eau, en vue de protéger et restaurer la fertilité et la productivité de leurs terres agricoles (Bojago et al., 2022). Ce renforcement des capacités est en effet essentiel pour garantir la durabilité de l’initiative et répondre aux enjeux liés à l’extrême pauvreté, à l’insécurité alimentaire et à la dégradation de l’environnement.

Conclusion

L’Initiative pour un Héritage Vert (GLI) a permis de restaurer des paysages dégradés en les transformant en terres productives, y compris en forêts, prairies et systèmes agroforestiers. Les communautés des zones d’intervention ont pleinement compris les multiples bénéfices de la restauration des paysages dégradés. Des activités telles que la plantation d’arbres et leur entretien sont désormais profondément ancrées dans la culture communautaire, notamment dans le district d’Ezja (zone de Gurage) ainsi que dans les districts de Humbo et Boloso Sore (zone de Wolaita), où des règles communautaires strictes interdisent l’abattage d’arbres sans autorisation préalable des autorités compétentes.

Les interventions de restauration sont en train de transformer les terres dégradées en paysages productifs, avec une amélioration significative des services écosystémiques, une augmentation de la couverture végétale, de la biodiversité et de la restauration des habitats naturels.

La stratégie gouvernementale, soutenue par l’engagement fort des communautés pour la mise en œuvre de la GLI, renforce les chances d’atteindre les objectifs fixés par l’État : restaurer 22 millions d’hectares de forêts et de terres dégradées et éliminer jusqu’à 297 millions de tonnes équivalent CO₂ d’ici 2030. Il s’agit là d’un enjeu capital pour les populations, l’environnement et la nature. L’Initiative pour un Héritage Vert ne se résume pas à planter des arbres : elle vise à restaurer l’espoir, verdir l’Éthiopie, améliorer les services écosystémiques et bâtir une économie résiliente face au climat pour les générations futures. C’est pourquoi elle mérite d’être pleinement valorisée et étendue à plus grande échelle.

Remerciements

Les auteurs remercient le Department for Environment, Food and Rural Affairs (DEFRA) du Royaume-Uni et son programme Global Centre on Biodiversity for Climate (GCBC) pour le financement de ce travail dans le cadre du projet "Deploying Diversity for Resilience and Livelihood" par le biais de l'accord de financement G01-007769. Nous remercions également les experts et les agriculteurs des deux zones pour avoir fourni des données et partagé leurs connaissances indigènes avec nous pendant les travaux sur le terrain.

Références

 

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