Blog Relier la science à la société par l'art : Les leçons de Wangari Maathai

Connecting science to society through art

À Nairobi, l’Alliance de Bioversity International et du CIAT et Too Early For Birds ont utilisé le théâtre pour transmettre l’héritage de Wangari Maathai, en reliant la science à la société et en inspirant des actions en faveur de la conservation et des systèmes alimentaires.

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Restaurer les paysages avec les agriculteurs.

 

Le monde s'engage à restaurer les paysages forestiers - mais les agriculteurs et les communautés locales devraient être au centre de cet engagement. MyFarmTrees offre aux petits exploitants la science, les outils et les ressources nécessaires pour planter les bons arbres indigènes, ainsi que la technologie blockchain pour prouver que chacun d'entre eux a poussé.

 

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La science et l'art évoluent de plus en plus d'une discipline à l'autre vers une collaboration puissante. À l'heure actuelle, la science ne se limite plus à des données et à des théories, elle se traduit par des histoires humaines, des émotions et des expériences vécues. L'éducation, l'information, l'inspiration, la mémoire et même l'avenir de la science s'expriment désormais à travers le cinéma, le théâtre, la musique, la poésie et d'autres formes créatives. Ce faisant, la science devient non seulement informative, mais aussi accessible, mémorable et profondément engageante. Elle trouve un écho auprès du public d'une manière que les faits seuls ne peuvent souvent pas avoir. Au centre de cette intersection se trouve l'héritage durable de Wangari Maathai - une matriarche de la science en Afrique, pour l'Afrique et le monde ; une scientifique, une écologiste et une bâtisseuse de mouvements dont l'histoire continuera d'inspirer des générations.

 

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La matriarche de la science

Prof. Wangari Maathai (1940-2011) était une écologiste et une scientifique kenyane, et la première femme africaine à recevoir le prix Nobel de la paix (2004). Formée aux sciences biologiques, elle a brisé les barrières en étant l'une des premières femmes d'Afrique de l'Est et d'Afrique centrale à obtenir un doctorat, avant de devenir professeur à l'université de Nairobi. Elle a fondé le Green Belt Movement en 1977, mobilisant les femmes rurales pour planter des millions d'arbres, restaurant les paysages dégradés tout en créant des revenus et en donnant des moyens d'action aux communautés. Afrique et au-delà. Elle a redéfini la science comme un outil puissant pour la transformation des communautés, en la positionnant comme un pont reliant l'environnement, les moyens de subsistance et la justice. Son travail a démontré que la conservation de l'environnement ne se limite pas à la protection de la nature, mais qu'il faut aussi assurer la pérennité des systèmes hydriques, améliorer la santé des sols, renforcer les systèmes alimentaires et développer la résilience.

Quand la narration devient communication scientifique

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Cet héritage est aujourd’hui réinventé d’une manière inattendue mais profondément marquante à travers le théâtre. En partenariat avec l’Alliance de Bioversity International et du CIAT, le collectif kényan de narration Too Early for Birds a donné vie à l’édition Wangari Maathai, présentée au Jain Bhavan Auditorium à Nairobi. Lors de cet événement, l’Alliance a mis en lumière son travail sur la conservation, en rapprochant le terrain des populations. Ce fut une occasion non seulement de présenter, mais aussi d’expliquer les initiatives liées à la conservation des arbres, des semences et des systèmes alimentaires, qui sont au cœur de sa mission.

La production consacrée à Wangari Maathai a refusé de laisser l’histoire enfermée dans le passé. Elle a plutôt redonné vie aux luttes environnementales qu’elle a menées, aux systèmes qu’elle a défiés, à son engagement pour la conservation, notamment à travers la plantation d’arbres, ainsi qu’au courage qu’elle incarnait. Ce qui s’est déroulé sur scène n’était pas un simple exercice de nostalgie, mais un appel vivant à la sensibilisation, à l’action, aux partenariats et aux investissements stratégiques en faveur de la conservation des arbres, des systèmes alimentaires, de l’environnement, des ressources en eau, des sols et des écosystèmes dans leur ensemble.

Alors que la science continue d’évoluer, les façons de la partager doivent elles aussi évoluer. Relier la science et l’art ne relève pas uniquement de la créativité. Il s’agit aussi de créer du lien, de la pertinence et de l’impact. En rapprochant la science des réalités quotidiennes des populations, nous ouvrons un espace propice à une compréhension plus profonde, à une responsabilité collective et à des actions concrètes.

En perpétuant l’héritage de Wangari Maathai, cette fusion des disciplines nous rappelle que l’avenir de la science ne réside pas seulement dans les découvertes, mais aussi dans la manière dont son histoire est racontée avec force et dans les personnes qui peuvent y prendre part. En effet, la Professeure Wangari Maathai n’a pas seulement planté des arbres. Elle a semé des idées, la résistance et la possibilité du changement.