From the Field Pourquoi une meilleure intelligence est essentielle à des partenariats agroalimentaires solides

Why Better Intelligence Is Key to Stronger Agrifood Partnership

L’Alliance de Bioversity International et du CIAT, en collaboration avec GEMS Informatics de l’Université du Minnesota et la Fondation Gates, a récemment organisé une série d’événements au Kenya et en Éthiopie afin de présenter l’initiative Agrifood Innovation Intelligence (AFII).

Une innovation agroalimentaire solide repose sur des acteur.rice.s bien connecté.e.s. À travers l’Afrique, les chercheur.e.s du secteur public et les acteur.rice.s du secteur privé travaillent en permanence sur des solutions prometteuses, mais de nombreuses opportunités de collaboration et de mise à l’échelle de l’impact sont manquées, simplement parce qu’il est difficile de savoir qui fait quoi.

Pour contribuer à combler ce fossé, l’Alliance de Bioversity International et du CIAT, en collaboration avec GEMS Informatics de l’Université du Minnesota et la Fondation Gates, a récemment organisé une série d’événements au Kenya et en Éthiopie afin de présenter l’initiative Agrifood Innovation Intelligence (AFII).

AFII s’appuie sur une approche d’apprentissage automatique pour offrir une vision complète à 360 degrés des acteur.rice.s privés de l’agroalimentaire et de leurs activités innovantes. En transformant des données complexes en informations exploitables, la plateforme est conçue pour appuyer les décisions de recherche, de partenariat et de mise à l’échelle pour les institutions publiques de recherche, les systèmes nationaux de recherche agricole et les parties prenantes du secteur privé.

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Au Kenya, l’événement a réuni des parties prenantes issues du gouvernement, du secteur du développement, du secteur privé, des institutions de recherche et des organisations multilatérales.

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Dans son allocution principale, la Pr Ruth Oniango, rédactrice en chef et fondatrice de l’African Journal of Food, Agriculture, Nutrition and Development (AJFAND), a appelé à renforcer les partenariats afin de garantir que les technologies atteignent les niveaux les plus bas. Elle a cité l’usage de la monnaie mobile pour les transactions financières comme un exemple de technologie qui a évolué et est devenue partie intégrante des activités économiques, y compris dans le secteur des systèmes alimentaires.

« Nous parlons aujourd’hui d’intelligence artificielle alors que même les services de base de monnaie mobile ne sont toujours pas accessibles à certaines femmes rurales », a-t-elle déclaré, ajoutant : « Pourtant, ce sont ces femmes qui travaillent majoritairement dans les champs et nourrissent l’Afrique. »

Elle a exhorté les parties prenantes à concevoir des technologies orientées vers des solutions, qui soient non seulement utiles au secteur des systèmes alimentaires, mais qui créent également des emplois, en particulier pour les jeunes, qui constituent la majorité de la population africaine.

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Le Dr Jan Greyling, maître de conférences à l’Université de Stellenbosch et chercheur au sein de GEMS Informatics, a souligné que les efforts d’innovation échouent souvent lorsqu’ils se focalisent excessivement sur les outils plutôt que sur les résultats. Si les technologies avancées comme l’IA sont puissantes, a-t-il précisé, elles ne deviennent réellement utiles que lorsqu’elles sont appliquées de manière intentionnelle et ancrées dans des besoins concrets.

« Nous n’avons pas besoin de comprendre exactement comment fonctionnent les grands modèles de langage. Ce qui compte, c’est de savoir si le système aide à résoudre un problème réel », a-t-il déclaré.

En combinant la recherche manuelle avec des flux de travail activés par l’IA, qui s’appuient sur des données publiques et des sources vérifiées, le système AFII capte des profils détaillés d’entreprises, leurs technologies, produits et relations. L’objectif, a expliqué le Dr Greyling, n’est pas seulement de collecter des données, mais de comprendre comment les entreprises s’articulent au sein des écosystèmes, des chaînes de valeur et des marchés, tout en affinant en continu les classifications à mesure que de nouvelles informations sont intégrées :

« Il s’agit de permettre aux personnes de se trouver plus intelligemment, d’effectuer des recherches pertinentes et de prendre des décisions de partenariat fondées sur des preuves. »

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Les événements ont offert aux participant.e.s l’occasion d’interagir directement avec un prototype AFII en conditions réelles, intégrant des données actualisées du Kenya et de l’Éthiopie. Plus important encore, ils ont créé un espace de dialogue et de retours afin de garantir que l’outil reflète les besoins du terrain et soutienne une collaboration significative. Plutôt que de présenter un produit finalisé, les sessions ont été conçues comme des opportunités de co-création et d’apprentissage collectif.

En réunissant des chercheur.e.s du CGIAR, des institutions nationales de recherche, des universités et des entreprises agroalimentaires, ces événements visaient à renforcer les connexions au sein de l’écosystème agroalimentaire et à susciter des échanges autour de futures collaborations en matière de recherche, de commercialisation et de mise à l’échelle.

Les rencontres de Nairobi et d’Addis-Abeba ont été conçues pour permettre une compréhension claire des besoins des utilisateur.rice.s en matière d’intelligence sur le secteur privé, générer des retours ciblés afin d’améliorer la pertinence et la facilité d’utilisation du prototype pour le CGIAR, les systèmes nationaux de recherche agricole (NARS) et les parties prenantes du secteur privé, et favoriser des liens plus solides pour la recherche, les partenariats et les collaborations de mise à l’échelle. Ensemble, ces résultats poseront également les bases de l’extension de l’approche AFII à d’autres pays et régions.

À mesure que l’intérêt pour des approches de collaboration fondées sur des données probantes s’accroît, ces événements marquent une étape importante vers la construction d’une compréhension partagée et de partenariats renforcés capables d’accélérer l’innovation agroalimentaire dans la région.