Press and News Signature d’un protocole d’accord avec le ministère kényan de l’Environnement, du Changement climatique et des Forêts
S’exprimant lors de la cérémonie de signature, le Directeur général de l’Alliance, le Dr. Juan Lucas Restrepo, a exprimé sa sincère reconnaissance au Secrétaire principal Gitonga Mugambi pour l’opportunité de formaliser et de renforcer ce partenariat. Il a également remercié le ministère pour l’accueil chaleureux et la coopération continue. La Directrice générale Afrique de l’Alliance, la Dr. Wanjiru Kamau-Rutenberg, était également présente lors de l’événement.
« Le Kenya demeure un pôle clé pour la recherche du CGIAR en Afrique, Nairobi accueillant une présence forte et croissante de chercheur.e.s et de partenaires de l’Alliance. Le bureau régional de l’Alliance, situé sur le campus Duduville de l’ICIPE, coordonne une équipe multidisciplinaire d’environ 200 personnes, dont 130 chercheur.e.s dédié.e.s à la production de solutions fondées sur la science pour l’agriculture, l’environnement et les moyens de subsistance », a déclaré le Dr Restrepo.
Le Secrétaire principal du Département d’État des Forêts, Gitonga Mugambi, a souligné l’importance d’aligner les interventions en cours et futures sur la Stratégie nationale de restauration des paysages et des écosystèmes (2023-2032), en insistant sur le fait que les programmes conjoints doivent être solidement ancrés dans ce cadre afin de garantir la cohérence, la durabilité et l’appropriation nationale.
Se projetant vers l’avenir, le Secrétaire principal a assuré l’Alliance de Bioversity International et du CIAT du plein soutien du ministère dans les efforts de mobilisation des ressources pour étendre les initiatives de restauration et inciter les communautés, en s’appuyant sur les résultats déjà démontrés. Il a également insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes conjoints de suivi afin de mesurer les progrès et l’impact, tout en promouvant des pépinières communautaires certifiées et en mettant en place des cadres clairs pour la commercialisation, afin d’assurer la durabilité et la création de valeur à long terme pour les communautés.
Le protocole d’accord récemment signé reflète un engagement commun à tirer parti de forces complémentaires. Le ministère assure le leadership, l’orientation politique et la coordination nationale, tandis que l’Alliance apporte une expertise scientifique de pointe, de l’innovation et des partenariats internationaux. Ensemble, les deux institutions visent à déployer à grande échelle des solutions à fort impact répondant aux priorités de développement du Kenya.
La collaboration portera sur des domaines clés, notamment la foresterie et l’agroforesterie, la restauration des paysages, l’action climatique, l’appui à la recherche et aux politiques, les moyens de subsistance des communautés, l’innovation numérique et le renforcement des capacités. Ce partenariat vise à aligner les efforts autour d’interventions concrètes et évolutives, bénéfiques à la fois pour les populations et pour l’environnement.
L’Alliance est déjà activement engagée dans plusieurs paysages au Kenya, en promouvant des approches intégrées qui combinent agriculture, arbres et gestion des écosystèmes. À travers des initiatives telles que les paysages multifonctionnels, les programmes d’action climatique et des outils numériques comme MyFarmTrees, l’Alliance soutient les agriculteur.rice.s dans l’amélioration de leur productivité et de leur résilience, tout en restaurant les ressources naturelles.
« Nous sommes profondément engagé.e.s à intégrer la technologie dans les efforts de restauration des arbres, reconnaissant que cela est essentiel pour un suivi efficace et pour inciter la restauration à grande échelle, tout en renforçant la justice climatique », a déclaré Francis Oduor, coordinateur national de My Farm Trees.
Les efforts en agroforesterie dans le cadre de cette collaboration contribueront également à la conservation de la biodiversité en réhabilitant les terres dégradées et en réduisant la pression sur les forêts naturelles, contribuant ainsi à la préservation des riches écosystèmes du Kenya.
L’Alliance a en outre salué l’accent mis par le ministère sur le renforcement des capacités des producteur.rice.s, soulignant que des services de vulgarisation efficaces sont essentiels pour diffuser les innovations et garantir un impact durable.
Ce protocole d’accord représente une vision commune pour un avenir plus durable et résilient. L’Alliance se réjouit de travailler en étroite collaboration avec le ministère afin de traduire cet accord en résultats concrets au bénéfice des communautés, des paysages et des générations futures du Kenya.